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Homélie du 4ème Dimanche de Carême


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4èmeDimanche de Carême


Chers frères et sœurs,


Nous voici pour un deuxième dimanche dans une situation inédite : coupés de la communion eucharistique et séparés les uns des autres. Ce 4èmedimanche de Carême est appelé le « dimanche de la joie » ! Dimanche de la joie parce que la fête de Pâque approche…Accueillons cette petite lumière réconfortante, Jésus qui nous rejoint, dans nos plaies d’Égypte actuelles… : « Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde » nous dit Jésus. Oui, combien avons-nous besoin de cette lumière.

Il y a un lien que nous pouvons faire entre ce long et bel Évangile de l’Aveugle-né et la situation que nous vivons actuellement. Pour une certaine part, nous sommes nous aussi dans les ténèbres. Nous entendons de jour en jour que l’épidémie s’étend, nous voyons le nombre de contaminés et de morts augmenter…heureusement que le nombre de guérisons augmente aussi ! Nous ne savons pas pour combien de temps nous allons rester confiner ; nous ne savons même pas si nous allons pouvoir fêter Pâques ! Nous sommes dans une sorte de perte de repères, obligés de nous en remettre à Dieu !

Si Jésus réfute immédiatement la théorie selon laquelle notre « Aveugle-né » est aveugle de naissance parce que lui ou ses parents auraient péché, Il répond : « Mais c’est pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. » Jésus ne fait aucun discours sur le mal, mais Il le prend sur Lui, l’assume et le portera sur la croix. D’autres passages de l’Évangile nous montrent Jésus appeler les hommes à la conversion pour ne pas périr de manière catastrophique. Si donc, il n’y a pas de lien direct entre le mal que nous subissons et le péché que nous commettons, encore que le péché cause du mal, il y a pour autant, nous enseigne l’Église, un lien indirect entre le péché originel qui introduit un désordre dans la création et le mal qui existe dans notre monde. Ce mal a ultimement son origine dans le refus de Dieu, dans le refus d’exister comme créature par rapport à son Créateur. Nous ne pouvons pas ne pas entendre aujourd’hui le cri de souffrance de notre monde, de la nature, de la création, des hommes ! Des hommes soumis aux directives économiques, en passant par nos lois qui vont à l’encontre de la Loi naturelle révélée par Dieu, jusqu’à la promotion de modes de vie sans Dieu ! En tout cas, ne passons pas à côté des questions profondes qui nous sont posées à travers cette épreuve. Il nous faut entendre ce signal d’alarme, et nous tourner vers Dieu ! Nous savons qu’Il nous aime et qu’Il ne nous abandonne pas. Bien plus, nous savons qu’Il intervient et l’Ecriture Sainte nous enseigne qu’à plusieurs reprises, Il met un terme aux fléaux qui nous menacent. Dieu n’a pas changé ! Il n’y a aucune raison pour qu’Il n’agisse plus ainsi. Mais chacun de nous a une petite réponse à apporter.

Et c’est là tout le cœur de notre foi…Dieu nous rejoint dans nos ténèbres. Comme Il l’a fait dans une nuit d’hiver à Bethléem, comme Il le fera dans la nuit du tombeau pour Jésus, comme Il le fait pour notre Aveugle-né dans l’Évangile. Rendons grâce au Seigneur pour tous les moyens modernes de communication que nous avons qui donnent la chance au plus grand nombre d’entre nous de pouvoir être en lien différemment, de pouvoir trouver des messages spirituels réconfortants, de pouvoir suivre des messes à la télévision, via internet. Nous avons la chance d’avoir des moyens médicaux importants, même s’ils ne sont pas tout-puissants, d’avoir un corps médical de qualité ; rendons grâce au Seigneur pour cela et soutenons tous ces soldats de la vie de notre prière.

Entendons cet appel de St Paul dans la deuxième lecture à nous conduire en « enfants de lumière » : « Conduisez-vous comme des enfants de lumière. » Vivons cette période d’épreuve dans la charité, les uns envers les autres. D’abord en respectant ce qui nous est demandé : nous ne sommes pas au-dessus des Lois ni des autres. Puis, en prenant des nouvelles les uns des autres, en ne laissant personne isolé, seul, sans nouvelles. Passons un coup de fil ; n’hésitons pas à proposer nos services si quelqu’un est en difficulté. Notre manière de vivre ce temps d’épreuve peut aussi être évangélisateur. Vivons le dans la foi, l’espérance et la charité. Que Notre-Dame veille sur chacun de nous et nous protège. Amen !

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