Rechercher
  • Paroisse Saint Louis

Homélie du 25ème Dimanche du Temps ordinaire


+

25ème Dimanche du Temps ordinaire

« Je veux donner au dernier venu autant qu’à toi ! »

Frères et sœurs,

Nous connaissons tous bien cette parabole des ouvriers de la dernière heure, qui nous pose la question du vrai et bon salaire ainsi que la question de la justice selon les hommes et selon Dieu. Le Seigneur prévient Isaïe dans la première lecture entendue ce jour : « Mes pensées ne sont pas vos pensées et vos chemins ne sont pas mes chemins. »

Au-delà des questions que nous pouvons spontanément nous poser, ce qui est beau dans cette page d’Évangile, c’est le souci infatigable du maître du domaine qui embauche, qui sort et embauche et passe son temps jusqu’à la fin à embaucher. Nous avons ici une belle image de Dieu qui ne se satisfera jamais que des ouvriers restent en dehors de la vigne sans travailler à la vigne. Dieu ne cesse d’appeler et ce, jusqu’à la fin. Il n’est jamais trop tard pour Dieu. C’est une chose qu’il faut bien nous mettre en tête, car trop souvent, c’est nous qui imposons des limites à Dieu. Souvenons-nous que Dieu est maître du temps, qu’Il est tout-puissant et qu’Il est tout patient ! Il n’est jamais trop tard pour Dieu. Donc, inlassablement, jusqu’au bout, Dieu appelle.

Travailler à la vigne, nous comprenons bien ce que cela veut dire : entrer dans la mission de l’Église ; prendre sa part à l’évangélisation, à la vie de l’Église, de la paroisse. Un certain nombre de projets vont être lancés au cours de cette année. Nous allons avoir besoin d’aide ! Nous allons avoir besoin d’une équipe pour encadrer la proposition d’un parcours alpha ; nous avons besoin de personnes missionnaires pour accueillir les personnes qui viendront dans ce que nous appelons le Café chrétien : il s’agit de permettre à des personnes, chrétiennes de tradition mais pas de pratique, à des personnes d’autres religions ou des personnes en situation de difficultés ou de souffrance, de pouvoir rencontrer des disciples de Jésus qui vont pouvoir les aider, prier avec elles, les conseiller, les accompagner. Nous accueillerons des enfants, des jeunes, des adultes dans des locaux situés non loin de l’église Saint Jean-Baptiste. Il y a du travail à la vigne ! Nous avons besoin de catéchistes, grands jeunes ou adultes, pour préparer les enfants à la confirmation, aujourd’hui très nombreux sur la paroisse : plus d’une 50 aine ! Et là, nous manquons de catéchistes. Nous avons besoin de bonnes volontés pour accompagner des personnes isolées ou âgées qui souhaiteraient venir à la messe et qui ne le peuvent, pour entretenir les chapelles latérales de la collégiale, les nappes d’autel, etc…D’autres projets, encore en gestation, vont voir le jour : je vous en parlerai au fur et à mesure.

Justement, arrêtons-nous sur cet appel incessant du maître de la vigne. Quelques points méritent d’être repris. Tout d’abord, les ouvriers sont appelés, « embauchés » comme dit l’Évangile. Précision importante : toute participation à la mission de l’Église est une réponse à un appel. Personne ne s’impose ; personne n’est propriétaire de sa mission ni en raison de ses dons, ni de ses capacités, ni de son histoire. Puis, chaque personne engagée dans la mission de l’Église devrait penser elle-même à trouver un successeur. Celui-ci n’a pas à être imposé, mais proposé. Là est l’exercice d’une véritable charité tant pour le service qu’on rendait que pour celui à qui il revient de trouver un successeur. Ensuite, on devrait se réjouir profondément que d’autres personnes entrent dans le travail de la vigne. On a parfois malheureusement l’impression que ceux qui arrivent ou prennent leur place sont vus comme une menace. Quant aux dispositions personnelles de celui qui assume une mission, un service, on ne peut pas trouver mieux que les mots de St Paul dans la deuxième lecture qui sont l’expression d’une vraie liberté : « Mourir m’est un avantage. Mais si, en vivant dans ce monde, j’arrive à faire un travail utile, je ne sais plus comment choisir. Je me sens pris entre les deux : je désire partir pour être avec le Christ, car c’est bien préférable ; mais à cause de vous, demeurer en ce monde est encore plus nécessaire. »

Ces points étant redits, arrivons au cœur de l’Évangile, qui est la question du juste salaire. Si l’on raisonne humainement, surtout en ces temps où il fait extrêmement chaud, on trouve injuste l’attitude du maître de la vigne. Pour comprendre ce que Jésus vise, il faut s’entendre sur le ‘salaire de la journée’. La lecture que je vous propose consiste à considérer le salaire de la journée comme étant la vie éternelle, le salut. Quelle récompense attendons-nous du travail à la vigne ? aucune, si ce n’est de participer à notre salut et à celui de nos frères et sœurs. Dès lors, nous ne pouvons que nous réjouir que des ouvriers de la première heure aient eu cette chance de connaître la promesse du salut et la grâce d’y participer ; comme nous ne pouvons que nous réjouir que ceux de la dernière heure découvrent cette grâce avant la fin de la journée. Nous n’avons aucune récompense financière ni de reconnaissance à attendre de notre travail à la vigne du Seigneur, simplement la satisfaction d’avoir pu rendre service au Seigneur et à l’Église, d’avoir pu travailler à notre salut et à celui de nos frères et sœurs.

Puisse St Paul nous aider à grandir dans une vraie liberté, dans un véritable esprit de service et dans une véritable ardeur missionnaire pour appeler de nombreuses personnes à venir travailler à la vigne du Seigneur. Amen !

16 vues

©2019 by Paroisse Saint Louis Pays de Vernon. Proudly created with Wix.com