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Homélie du 2ème Dimanche du Temps ordinaire


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2ème Dimanche du Temps ordinaire

« Si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël.


Frères et sœurs,


Ce dimanche-ci, nous revivons le baptême de Jésus du point de vue de Jean-Baptiste. Le baptême de Jésus manifeste l’entrée dans la Nouvelle Alliance à travers une perspective d’accomplissement que révèle Jean-Baptiste en même temps que le baptême confirme l’identité divine de Jésus.

En voyant Jésus venir vers lui, Jean-Baptiste déclare : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde. », parole reprise dans la liturgie avant la Sainte Communion. L’image de l’Agneau n’est pas prise au hasard. Elle renvoie d’une part à l’animal sacrifié lors de la nuit de Pâque pour fêter, par le repas, la libération d’Égypte (Ex 12, 3-8). On appliquera du sang de cet Agneau sur les deux montants et le linteau des maisons des Hébreux, signe que ces maisons sont protégées par Dieu et que leurs habitants seront sauvés. Elle renvoie d’autre part à une des prophéties messianique d’Isaïe (Is 53, 7) que l’on lit le Vendredi Saint : « Comme un Agneau que l’on mène à l’abattoir, il n’ouvre pas la bouche. » Ces prophéties étaient bien connues du peuple Hébreu et annonçaient un Messie souffrant. Lorsque Jean-Baptiste appelle Jésus « l’Agneau de Dieu », il montre bien que cet homme est à la fois celui dont le sang sauvera les hommes et celui qui sera sacrifié, innocent, victime offerte pour notre Pâque.

Jean-Baptiste utilise une autre image qui montre que le baptême qu’il administre à Jésus accomplit également les promesses de Dieu : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe. » La colombe annonçait la fin du déluge et l’émergence d’une nouvelle création, libérée du péché par le déluge. La colombe qui descend sur Jésus, outre la signification du don de l’Esprit Saint, suggère une création nouvelle libérée du péché et de ses conséquences, création qui advient par Jésus.

La confession de foi de Jean-Baptiste, les différents signes qui accompagnent le baptême de Jésus, confirment l’identité divine de Jésus et sa mission messianique. Dès lors, nous entrons dans une alliance nouvelle en la personne de Jésus. C’est la raison pour laquelle Jean-Baptiste se retire et s’efface en invitant ses propres disciples à suivre désormais Jésus, l’Agneau de Dieu.

« Mais si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » dira Jean-Baptiste. Le but de la vie de Jean-Baptiste n’a été que de préparer les chemins du Seigneur, en invitant à suivre Jésus. Tous les actes de Jean-Baptiste, toutes ses paroles ne servent qu’à mettre en valeur Jésus : « Si je suis venu baptiser dans l’eau, c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. » L’attitude spirituelle de Jean-Baptiste nous invite à nous interroger nous-mêmes. Est-ce que dans ce que nous faisons, dans ce que nous disons, nous cherchons toujours à mettre Jésus en valeur ? Hélas, non ! Nous mesurons la conversion que nous sommes appelés à vivre. C’est une grâce à demander au Seigneur, qu’à travers nos engagements chrétiens, qu’ils soient ecclésiaux, associatifs, caritatifs, spirituels, notre premier souci soit de chercher à mettre en valeur Jésus et non nous-mêmes, nos propres points de vue, nos vérités, nos manières de voir. Nous pouvons en ce sens approfondir ces demandes de la Prière du Seigneur que nous disons plusieurs fois par jour : « Que ton nom soit sanctifié, Que ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel. » Ne nous mettons pas à la place de Dieu, ne pensons pas pour Lui, mais donnons-Lui toujours plus de place dans nos vies, dans nos actes, et alors nos vies changeront et notre Église aussi.

Je souhaiterais terminer cette méditation sur une petite réflexion sur l’unité, puisque nous sommes dans la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. L’unité vient de Dieu ; elle est un don de Dieu auquel nous sommes appelés, évidemment, à collaborer. Il est illusoire et faux de penser que l’unité vient de nous ou ne se construirait que sur des convergences d’opinions, de points de vue, de goût ou de sensibilités. Ce serait même la pire des choses ! L’unité, si elle est vraie, appelle nécessairement la réalité de la diversité. L’unité qui ne se construit qu’à partir de personnes qui pensent pareillement, qui prient pareillement, est fausse et vouée à l’échec. La source de l’unité est dans notre communion personnelle au Christ qui construit notre communion ecclésiale. Que chacun d’entre nous s’interroge sur sa propre communion au Christ, sur son propre péché, puisque le péché vient abîmer et parfois briser la communion avec Dieu. Il ne peut y avoir de travail vrai à l’unité sans conversion pour son propre péché. Quelle est notre pratique du sacrement de la confession et de la réconciliation ?

La clé de l’unité, qu’elle soit envisagée au sein d’une paroisse, de l’Église, des différentes confessions chrétiennes, est dans notre propre communion à Jésus, et non dans des convergences idéologiques, qui, elles, divisent. Puissions-nous arriver à dire et à vivre comme Jean-Baptiste : « Si je fais telle ou telle chose, c’est pour que le Christ soit manifesté. » Amen !

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