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Homélie de la Commémoration de la fin des apparitions de Notre-Dame à Fatima


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Commémoration de la fin des apparitions de Notre-Dame à Fatima


Jeudi 12 Octobre 2023


« Venez à moi, vous qui me désirez, rassasiez-vous de mes fruits. » Si 24, 19


Chers Frères et sœurs,


Nous nous retrouvons ce soir pour commémorer la fin des apparitions de Notre-Dame aux 3 petits bergers de Fatima en présence des reliques du Bienheureux Carlo Acutis que notre paroisse accueille jusqu’à demain. Nous prions la Sainte Vierge avec la messe votive adressée à Sainte Marie, mère de l’Espérance en ces temps où notre monde a besoin d’espérance. La guerre entre la Russie et l’Ukraine qui dure dans le temps illustre à nouveau la guerre fratricide entre deux peuples, frères à l’origine. À ce conflit, s’ajoute maintenant l’agression terroriste du pays et du peuple d’Israël, la terre et le peuple de Jésus et de Marie ! Dans notre société française, pour beaucoup, les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles, le tout dans une société qui se construit de plus en plus sans Dieu ou en rejetant Dieu. Des projets de lois sur la fin de vie menacent le respect et le caractère sacré de la vie et font planer sur nous l’ombre toujours plus oppressante de la mort, qui peut être donnée par des hommes. L’interdit ‘Tu ne tueras pas ‘ sur lequel se sont construites nos sociétés peut à tout moment céder et ne plus être un fondement moral et éthique de nos modes de vie. Bref, la situation, le contexte, n’est pas des plus optimistes.

Et pourtant, revenons en 1917. Quel était le contexte à l’époque ? Une guerre mondiale qui montre le massacre de nations chrétiennes entre elles ; des millions de morts et des milliers de jeunes gens tués, des milliers de familles décimées, de villages sans avenir, parce que privés de jeunesse, des idéologies totalitaires qui montent et menacent la liberté des hommes tout en restreignant la pratique de la foi. Notre situation aujourd’hui est-elle pire qu’hier ? Rien n’est moins sûr. Mais comme en 1917, nous sommes invités à tourner nos regards vers Marie et à accueillir son message.


Les apparitions de la Sainte Vierge à Fatima ont été signes d’une espérance nouvelle : la guerre allait prendre fin, la paix revenir, le tout lié à la conversion de l’homme pécheur. Ce soir, à la lumière des textes que nous méditons nous pouvons nous demander en quoi Marie est-elle signe d’espérance.

Je dirais que Marie est signe d’espérance principalement pour deux raisons. Premièrement parce qu’elle a vaincu le péché. Alors, oui, elle n’a pas péché parce qu’elle était marquée par la grâce de l’Immaculée Conception. Mais il n’empêche que Marie est une femme, une personne de nature humaine, qui n’est pas marquée par le péché, qui n’a pas péché et qui soutient ses enfants dans leur lutte contre le péché, source de tous désordres, de toute guerres et de tout mal. En regardant Marie, en la priant, nous contemplons la victoire de Dieu sur le péché, nous voyons la créature telle que Dieu l’a voulue au début de la création, nous voyons l’image humaine de celle que le péché n’a pas défiguré. Marie est la preuve réelle que l’humanité peut se libérer du péché et de ses conséquences.

Marie est source d’espérance encore pour qu’elle ne cesse de venir en aide à tous ceux qui désespèrent, dans leur lutte contre le péché, contre le mal et l’injustice. Elle accueille et réconforte tous ces enfants qui cherchent refuge en elle, comme nous le redit l’Évangile des Noces de Cana.


Mains n’en restons pas qu’au signe d’espérance que nous donne Marie. Accueillons également les moyens qu’elle nous donne pour sortir du péché, de la guerre, de ce qui défigure l’humanité. Lors de ses apparitions à Fatima, Marie livre aux 3 petits bergers les clés pour lutter contre le mal. Aussi, reprendrais-je les appels de Marie pour nous interroger sur notre propre combat contre le péché et le mal.

Est-ce que nous prions le chapelet ? La prière du chapelet n’est pas une prière comme une autre ou que l’on dit pour occuper le temps ou parce qu’on l’aime bien. C’est un peu plus profond que cela. Marie demande aux enfants de le prier. Il y a un appel ici à entendre. Carlo Acutis priait chaque jour le chapelet.

Est-ce que nous prions pour la conversion des pécheurs ? Nous pouvons prier pour que se lèvent des chrétiens, des chrétiennes, surtout dans les jeunes générations, qui défendent le Christ, les valeurs de l’Évangile, l’Église. Nous le faisons, et heureusement, il y en a des jeunes comme cela. Mais est-ce que nous prions pour la conversion des pécheurs ? de nos hommes politiques ?

Est-ce que nous offrons des sacrifices ? Lors des apparitions de Fatima, la Vierge demande aux enfants d’offrir des sacrifices. Comment vivons-nous toutes les contrariétés de notre vie ? est-ce que nous les offrons comme sacrifices ? Quelle est notre pratique du jeûne ? de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus pour réparer les offenses faites au divin cœur ? Avant de mourir, le Bienheureux Carlo Acutis a offert ses souffrances pour le Pape et pour l’Église.

Est-ce que nous oeuvrons pour la paix ? On peut tous avoir de grandes idées, de grandes théories sur la paix, sur ce qui doit être fait…Mais tout commence là où nous sommes, en nous et autour de nous. Là, chacun de nous peut faire quelque chose. Cela se passe dans nos propos, nos paroles, nos actions.


Frères et Sœurs, la Sainte Vierge ne cesse de nous venir en aide du Ciel. Elle le faisait lorsqu’elle était sur terre lors des Noces de Cana ; elle le fait depuis qu’elle est au Ciel par ses apparitions, par les messages qu’elle apporte à ses enfants. Ce soir, portons notre monde qui souffre et l’homme, nous-mêmes et nos familles, dans notre prière lorsque nous marcherons derrière Marie en procession. Puisse notre piété toucher aussi les gens qui nous verront prier et leur redonner la simplicité de retourner à Dieu. Dans cette procession, nous marcherons également derrière une autre aide venue du Ciel, un futur saint, le Bienheureux Carlo Acutis. Confions-lui notre jeunesse, les malades que nous connaissons, notamment ceux qui recevront le sacrement des malades demain, lui qui a perdu sa vie à 15 ans. Confions-lui notre Église et les prêtres dont elle a besoin pour sa mission. Amen !

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